Jeudis de la colère : compte rendu de la manifestation à Lyon.



Après Toulouse, Paris et
Montpellier, (voir ici et ici), une nouvelle manifestation des salariés de
Sanofi a eu lieu à Lyon, jeudi 25 octobre. Sanofi est représenté à Lyon par
diverses entreprises du groupe, dont Pasteur où 700 suppressions de postes sont
prévues. Trois bus sont partis de Montpellier. Notre camarade Francis Viguié, conseiller
municipal Gauche Anticapitaliste de Montpellier, était dans l’un d’eux, invité
par l‘intersyndicale. 





voir ici  toutes les photos de la manif

Voir ici l’ensemble des articles sur la mobilisation des Sanofi


Jeudis de la colère : les salaries de SANOFI manifestent a lyon

ga34banbillet.jpg Unir les forces

Ce jeudi 25 octobre 2012 a donné
lieu à une nouvelle action des salariés de Sanofi. Après avoir manifesté
ensemble à Toulouse, Paris et Montpellier (voir ici et ici), ils ont décidé de se retrouver cette
fois à Lyon. Lyon, où Sanofi est représenté par diverses entreprises du groupe,
en particulier Pasteur où 700 suppressions de postes sont prévues. De
Montpellier sont partis trois bus, soit 150 salariés ; notre camarade
Francis Viguié, élu au conseil municipal de Montpellier, était avec eux.

La mobilisation est importante et
la conscience des enjeux de la part des salariés comme des organisations
syndicales de Toulouse et Montpellier est à noter. Leur volonté d’élargir la
lutte à l’ensemble du groupe et de coordonner les actions est exemplaire. Leur
force militante et leur créativité sont remarquables.
Aller manifester de
Toulouse à Lyon suppose une quinzaine d’heure de bus ajoutant des frais
supplémentaires à la journée de grève. Les trois bus de Montpellier ont été
pris en charge pour moitié par l’intersyndicale et pour l’autre moitié par des
dons solidaires des salariés ne pouvant aller à la manifestation et 10 euros
versés par chaque manifestant.

 

Manifester ensemble, construire une dynamique unitaire.

GA34photobus.jpgAvant d’arriver à Lyon, les trois
bus de Toulouse et les trois de Montpellier se sont regroupés afin d’arriver
ensemble sur le lieu du rendez vous au départ de la manifestation.

Les salariés de Toulouse et de
Montpellier se connaissent bien, ils ont adopté les mêmes visuels, les mêmes
banderoles, les mêmes chansons…. Ils ont une même dynamique, très forte grâce à
un mouvement construit depuis le mois de Juillet. Les cortèges sont unitaires,
les sigles syndicaux mélangés autour d’un mode d’ordre clair : « Pas
de négociation, retrait du plan de suppressions des postes 
».ga34sanofilyon4.jpg

A Lyon, la mobilisation des
entreprises n’en est pas au même niveau, elle démarre tout juste, aussi
l’ambiance de leur cortège tenaient plus de la manifestation syndicale habituelle
que de celle issue un conflit dur, construit depuis plusieurs semaines.

Pourtant à Lyon aussi, les
suppressions de postes sont massives : 700 pour le pôle vaccin de Pasteur,
40 pour Merial qui suit la santé animale et d’autres encore à Genzyme où sont suivies
les maladies rares.

 

ga34sanofilyon1.jpgEnviron un millier de salariés ont
manifesté en passant devant les différents sièges du groupe et en particulier
devant celui de Pasteur. Les manifestants, qui sont en fait beaucoup de
manifestantes, ont entonné leurs chansons et effectué de féroces
« haka ».

Ne doutons pas que le rôle
dynamique joué par les salariés de Toulouse et Montpellier aura servi d’exemple
à suivre. Leurs petits livrets de chansons s’arrachaient, le « haka »
était suivi avec envie, les faux billets de 500 euros ou d’un dollar étaient
recherchés…. 

GA34rectobilletsanofi.jpg

Les discussions autour de l’idée de mettre en place sur Lyon des
« jeudis de la colère » qui n’existent pas jusqu’à présent était
également reprises par plusieurs militants.



P1050122.JPGLa manifestation se termine devant
l’Hôtel de Région et là, surprise !!! les barrières et les CRS forment le
comité d’accueil ! Très institutionnellement, Queyranne le président PS de
la Région a reçu une délégation !!! Nous sommes loin de la solidarité
spontanée avec des grévistes défendant la recherche, la santé et leur emploi…

 

De retour, la question se pose : comment continuer ?

Comme dans la manifestation, de
retour dans le bus les discussions vont bon train. Des idées font leur chemin
comme par exemple la nécessité de faire « une manifestation nationale de
toutes les entreprises touchées par les plans sociaux » ou encore celle
que « si rien ne bouge, il n’y a qu’à nationaliser ».

Pour l’heure, le plan de
suppressions de postes de la direction est en discussion au CCE avec une
contestation des syndicats sur le livre 2. Pour la direction, le plan doit être
finalisé en 2015.

Si le plan s’applique, le site de
Toulouse est menacé et celui de Montpellier aussi de fait : avec 300
emplois de moins pourquoi conserver autant de bâtiments et de surface ?

 

L’alternative !

L’enjeu est clairement politique,
les salariés à partir de leur rapport de force l’ont bien compris en
rencontrant les élus. Leur revendication et celle de l’intersyndicale qui va de
la CGC à SUD est « rejet du plan, maintien des sites de Toulouse et
Montpellier »

Nous continuerons à être à leurs
côtés pour exiger l’interdiction de toute suppression de poste ou de
licenciements, et un grand pôle public de la santé passant par une
nationalisation et socialisation du secteur de la recherche et du médicament.

Pour le Front De Gauche 34, il
faut :

·      
le retrait du plan de suppressions de postes et de
licenciements

·      
une loi immédiate interdisant les licenciements
boursiers

·      
un pôle public du médicament

 

correspondant GA 34, le 26 octobre 2012.

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Le communiqué du Front de Gauche 34

Contre les suppressions d’emplois à Sanofi,  face à l’inaction du gouvernement,

le Front de Gauche 34 appelle à soutenir les salariés en lutte !

 

Pour le Front de Gauche 34 :  David Hermet, Michel Passet, René Revol


Depuis des mois, les salariéEs de Sanofi se mobilisent et manifestent chaque jeudi.

Le Front de gauche appelle  à amplifier la solidarité et à participer aux côtés des salariés de Sanofi  à leurs journées de colère,  pour exiger le retrait du plan de suppressions de postes.

 

Sanofi : une entreprise qui fait plus de 8 milliards de profits et supprime des emplois

La direction de Sanofi annonce nationalement 914 suppressions de postes d’ici à 2015 qui s’ajoutent aux 4000 suppressions de postes effectives depuis 2009.  Le site de Montpellier perdrait son secteur recherche qui emploie autour de 250 personnes sur un millier, ce qui met en péril l’existence même du site.

 Pourtant la rentabilité actuelle de SANOFI, en fait une des entreprises « les plus performantes» du CAC 40. Sanofi a fait 8,8 milliards d’euros de profits en 2011 pour un chiffre d’affaire de 33 milliards d’Euros.

 Son PDG, qui a touché 7 millions d’Euros l’an dernier, a promis aux actionnaires de leur reverser 50% des bénéfices, contre 35% (soit 3,5 milliards en dividendes) en 2011.

 Sanofi a aussi reçu 130 millions d’Euros de financements publics pour son activité de recherche

 

Pour une loi contre les licenciements boursiers

 De tels licenciements, dans ces grandes entreprises qui font des bénéfices et ont touché d’importantes subventions publiques ne sont pas admissibles !

Il est temps qu’une loi les interdise !

Le Front de Gauche a déposé un projet de loi contre les licenciements boursiers qui ne demande qu’à être votée.

Les maires PS de Montpellier et Toulouse, – les deux villes touchées par les suppressions d’emplois à Sanofi –  se sont aussi prononcés pour l’interdiction de ces licenciements !

Le PS a la majorité à l’assemblée et au sénat.  

Il n’est pas acceptable que le gouvernement reste aussi passif face à une telle situation, ou se félicite comme Arnaud Montebourg de « limiter les dégâts » !

 

Pour un pole public du médicament

 Le secteur de la santé devrait être géré dans l’intérêt de la population. Nous nous prononçons pour la création d’un pôle public du médicament, un pôle dans lequel devraient être intégrées, sur site, les activités de Sanofi à Montpellier et Toulouse si cette entreprise ne renonce pas à son projet de démantèlement de la recherche.

 

 


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