« La délinquance des mineurs est devenue un enjeu pour disqualifier les professionnels. »

ANTONIO FULLEDA. Juge des enfants au tribunal de Carcassonne et membre du Syndicat de la
magistrature, il dénonce la future loi sur la délinquance des mineurs
qui, selon lui, n’a qu’un enjeu électoral. Entretien (L’Hérault du Jour)

Extraits : La modification de la loi s’inscrit dans le détricotage de l’ordonnance de
1945 avec la volonté de supprimer les tribunaux pour enfants et la
spécificité de la justice des mineurs (nés de cette ordonnance) qui est
la primauté de l’action éducative, puis la sanction éducative et
ensuite s’il le faut la peine. Cette justice est restée basée sur des
principes humanistes. Non, rien ne justifie une nouvelle loi. […] Les centres éducatifs fermés sont des cocottes minutes tout comme les centres de détention pour
mineurs tel qu’il en existe à Narbonne, Nîmes ou Rodez. Dans certains
cas, ça peut marcher, mais ça coûte une fortune (500 euros par jour). Et
j’ai l’impression que ce n’est pas ce qu’attendent les professionnels
de terrain. Ce dont on a surtout besoin, c’est de familles d’accueil.
Or, nous ne sommes pas écoutés, on reste sur une législation à
l’émotionnel.

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