La Lettre Electronique du NPA Béziers (n°15)


ANTICAPITALISME : ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, LA MOBILISATION CONTINUE

CAPITALISME : L UMP ET COUDERC FONT LES POCHES DU LOGEMENT SOCIAL
ECOLOGIE : NOUVELLES FUITES CHEZ SBM, 8 SALARIES HOSPITALISES
CAPITALISME : EN LANGUEDOC-ROUSSILLON 1 HABITANT SUR 5 VIT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETE, A BEZIERS
LES RESTAURANTS DU COEUR ENREGISTRENT UNE AUGMENTATION DE 13 % DE LA
PRECARITE
ANTICAPITALISME : LES TRAVAILLEURS SOCIAUX DU CONSEIL GENERAL EN LUTTE CONTRE LA GESTION DE LA MAJORITE PS / PCF

NPA BéziersANTICAPITALISME : ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, LA MOBILISATION CONTINUE



500 personnes se sont rassemblées à l’appel du collectif bédaricien,
pour refuser les suppressions de postes et de classes dans la
circonscription à la rentrée prochaine. Particularité locale, à Bédarieux, le collectif lutte contre les suppressions dans les
maternelles, le primaire, le collège et les lycées. Cette mobilisation
regroupait aussi les écoles menacées du Poujol-sur-Orb et de Lamalou. Pour le NPA à Bédarieux, il est prouvé qu’une unité de tout
l’enseignement est possible pour défendre l’école publique.




<< mon
adversaire F.N aux dernières élections, parlait de guerre
civile dans le quartier de la Devèze. je ne pense pas qu’en fermant une
école la situation s’améliore.
>>. dixit JM Du Plaa, conseiller
général, à propos des fermetures de classes dans l’école de quartier
accueillant les enfants roms. Pour le NPA la mobilisation des élus
socialistes, patente depuis le début du conflit, doit se muter en une
obstruction administrative des plans gouvernementaux. Dans le cas
contraire, ce ne serait qu’un affichage électoral à quelque mois des
présidentielles.


– << J’ai investi 900 000 euros dans un groupe
scolaire, créé 4 classes et 1 restaurant scolaire, et maintenant on
supprime des postes sans tenir compte de l’évolution démographique de la
commune dans les mois à venir.
>>. dixit V Gaudy, maire de Florensac. Pour le NPA ce maire souligne l’aberration
capitaliste qui voit des fermetures planifiées sans tenir compte de la
réalité. Cette aberration n’est pas socialement compatible, on ne peut
que la combattre.


-<< l’année dernière on attendait 400 élèves
supplémentaires et au final ce fut 700. et là que ferons-nous si nous
devons accueillir à nouveau 300 élèves en plus des prévisions ?
>>. dixit JL Vaïsse, du syndicat UNSA. Pour le NPA les prévisions de
l’inspection académique ne sont ni plus ni moins qu’un plan social. Accumulés
sur plusieurs années, ces chiffres se rapprochent du plan social qui
avait accompagné la liquidation de la sidérurgie.


– la classe unique
de l’école Suchon dans le quartier Montimas à Béziers va être fermée.
Les parents des 14 enfants, âgés de 2 à 11 ans qui sont inscrits,
devront
amener leur bambin dans une autre école que celle de ce quartier
excentré de Béziers. En septembre dernier une institutrice avait dû
accueillir 21 enfants à la rentrée alors qu’il en était attendu 16. Les
enfants avaient alors été dirigés vers une autre école. Pour le NPA ce
que veut le gouvernement c’est la fin de l’école de quartier et de
village. En optant pour une gestion à flux tendu comme pour les stocks
l’UMP transforme les enfants en boîtes de conserve. C’est aussi ça
l’aberration capitaliste.


CAPITALISME : L UMP ET COUDERC FONT LES POCHES DU LOGEMENT SOCIAL


Le
projet gouvernemental, inscrit dans la loi de finances 2011, vise à
prélever 340 millions d’euros auprès des offices HLM afin de financer
une partie de la dette de l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine.
Le sénateur-maire-président de l’agglomération, Couderc, indique être
intervenu au Sénat pour que cette contribution ne concerne : <<
que les « dodus dormants » qui ont accumulé des recettes pour constituer
un trésor. >>. Selon lui, 10 milliards d’euros dormiraient dans
les bas de laine des offices HLM. On admirera la rhétorique du cacique
local de l’UMP : on prendra seulement aux nantis ! Côté PS et Conseil Général on s’insurge contre les 2,5 millions d’euros qui
vont être prélevés par le gouvernement sur Hérault Habitat.


Pour le NPA, quand
Couderc se
déguise en Robin des bois qui ne vole que les riches offices HLM, il se
déguise en centriste qui tente de se démarquer de l’UMP. Pour nous,
quand le Conseil Général à majorité PS s’insurge d’être racketté
de 2,5 millions d’euros, il à raison : reste une question qu’aurait pu
poser le conseiller général PCF de Murviel, Etienne. Pourquoi ces
millions dormaient-ils dans les caisses et n’ont pas été transformés en
logements ? Pour le NPA ce sont les mal-logés ou les pas-logés du tout
qui sont victimes de la gestion libérale ou social-libérale. Pourtant
2000 familles attendent un logement sur Béziers et 800 logements de
l’OPAC sont vides !

ECOLOGIE : NOUVELLES FUITES CHEZ SBM, 8 SALARIES HOSPITALISES

La
société SBM est implantée dans la zone industrielle du Capiscol à
Béziers. Elle est classée aux normes Seveso, à hauts risques donc. Cette
usine,
qui confectionne des produits phytosanitaires, rencontre régulièrement
des problèmes techniques. Dernièrement 8 salariés ont été hospitalisés
victimes de vomissements, maux de tête, tremblements. Pris en charge par
les sapeurs pompiers, ils ont été évacués d’urgence vers le centre
hospitalier. Ces troubles sont dûs à l’inhalation de poussières d’un
produit qui s’est échappé d’une ensacheuse verticale dans une unité de
fabrication. Ligne de fabrication arrêtée, toutes les personnes
travaillant dans l’atelier placées sous surveillance médicale, équipe de
nuit rappelée pour examen de contrôle . . . l’alerte à été rouge vif à
la SBM.

Quand on connaît le nom du produit qui s’est échappé ( du Formetanate ), il y a de quoi être inquiet car cette substance est le
principal composant du Dicarzol, un puissant insecticide-acaricide employé
dans l’agriculture. Pour le NPA le problème à la SBM comme dans
toutes les usines classées Seveso, c’est l’opacité construite autour des  »
défaillances techniques« . A la SBM le directeur a ainsi ordonné une
enquête interne qui est censée faire la lumière sur les causes de la
défaillance. Pour le NPA le meilleur contrôle c’est celui que peuvent
demander les salariés, via leur CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ). Ce sont les contrôles extérieurs
qui doivent être imposés. Contrairement à ce que pensent les Verts biterrois,
il n’y a aucune confiance à avoir dans une information << sincère
>> qui ne sera jamais donnée. Il faut imposer un double contrôle,
intérieur par les salariés et extérieur par des parties civiles même
sans drame humain.

CAPITALISME : EN LANGUEDOC-ROUSSILLON 1 HABITANT SUR 5 VIT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETE, A BEZIERS
LES RESTAURANTS DU COEUR ENREGISTRENT UNE AUGMENTATION DE 13 % DE LA
PRECARITE



Une
étude de l’Insee vient de révéler qu’un habitant
sur cinq de notre région vivait sous le seuil de pauvreté, soit avec
moins de 950 euros par mois. Pour 470 000 personnes les rentrées
mensuelles ( aides et allocations incluses ) sont au-dessous du seuil de
pauvreté. La moitié la plus pauvre dispose au mieux de 775 euros par
mois. Notre région monte sur le podium avec la Corse et le
Nord-Pas-de-Calais. La moyenne nationale est de 13 %, soit 5 points de
moins que la
moyenne régionale.

Premières victimes, les moins de 25 ans avec les
familles monoparentales et les viticulteurs. Dans l’Hérault le nombre
d’allocataires du RSA socle ( le minima des minimas ) atteint 30 000
personnes en décembre 2010. Sur Béziers la campagne d’hiver des Restaurants du coeur  vient de s’achever : 1710 familles, 4657
personnes, 346 509 repas . . . au final ce sont près de 13 % de personnes
supplémentaires qui sont venues grossir les rangs des précarisés. Pour
mémoire, lors de la campagne précédente, 1529 familles, 4124 personnes,
334 890 repas avaient été recensés. Pour le NPA la recrudescence de
la
précarité et son non traitement institutionnel, sont une double menace.
La précarité maintient des citoyens en marge économiquement et
socialement. Elle
est un véritable vivier pour le FN. Pour le NPA seule une gauche qui
osera s’affronter à la répartition des richesses pourra lutter contre
la précarité. Cette gauche à construire ne peut pas être électoralement
liée au PS, tant aux cantonales, qu’aux présidentielles et aux
législatives à
venir. C’est pour nous le principal désaccord avec le Front de Gauche.


ANTICAPITALISME : LES TRAVAILLEURS SOCIAUX DU CONSEIL GENERAL EN LUTTE CONTRE LA GESTION DE LA MAJORITE PS / PCF

Pendant
toute la campagne des élections cantonales, un conflit a opposé les
travailleurs sociaux d’une agence de la solidarité biterroise à la
majorité PS / PCF du département. Ce conflit perdure et un nouveau mouvement était appelé cette semaine. Si nous
disons majorité PS / PCF c’est bien parce que le conseiller général F Liberti ( PCF ) a en charge la délégation sociale pour la
majorité.

A l’origine du conflit, les missions du Conseil Général qui ont
en charge la solidarité et qui, compte tenu de la précarité biterroise,
deviennent de plus en plus lourdes. Dans le détail les missions de
solidarité devolues aux travailleurs sociaux sont les suivantes :
protection maternelle-infantile, prévention et protection de l’enfance,
service social de proximité. Créée en 2008 l’agence Libron / Thongue, où
travaillent nos camarades, couvre les quartiers et villages du nord-est
de la ville. Depuis la création certaines tâches ont augmenté de 50 %.
Pour les salariés de l’agence, la CGT et Sud il y a urgence ! Pour le
conseiller général JM Du Plaa un audit est en cours.

Grâce à leur
mobilisation les salariés de l’agence ont déjà obtenu : un poste
d’assistante sociale, un poste de secrétariat médico-social et le
maintien d’un poste d’accueil. Ils revendiquent toujours un mi-temps de
puéricultrice et un poste d’éducateur. Pour le NPA cette lutte est
exemplaire car elle est massive et unitaire. Elle met par ailleurs en
exergue ce que nous disons tout au long de cette lettre électronique :
on
ne peut pas gérer loyalement le système capitaliste. Les missions
sociales dévolues par l’Etat au Conseil Général augmentent et le seul
moyen d’assurer des recettes supplémentaires dans le cadre
capitaliste est de lever des impôts. C’est pourquoi, contrairement au
communiste F Liberti, nous ne souhaitions pas, lors des dernières
élections
cantonales, figurer dans la majorité départementale. Car, en gérant
loyalement le capitalisme, on ne satisfait ni les salariés ni les
usagers.

……………………

La Lettre Electronique du NPA Béziers (n°14)

……………

Pour
contacter le NPA Biterrois : écrire à nathalie.vial@neuf.fr ou à l’adresse du
local : 3 rampe du 96ème d’infanterie 34 500 Béziers
 


Pour notre hebdo départemental, Motivées, nous avons deux
points de diffusion sur Béziers : (4 n° par point)

Le tabac/presse de la Devèze,
derrière la Poste
et le tabac/presse « La fraîcheur » face au Trésor Public de
l’Iranget.

Pour notre hebdo national, Tout est à nous (TEAN),
après la presse de Auchan, la presse de l’Intermarché, près de la cave
coopérative de Béziers, a reçu ses premiers numéros (7 exemplaires)

Pour développer notre presse, nous invitons nos sympathisants et nos militants
à se fournir sur ces lieux.

Essai Motivées

Motivées avril

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