Les législatives enregistrent la présidentielle, abstention massive, la gauche radicale en difficulté.




« Donner une majorité cohérente au président élu », tel
est le message martelé auprès de l’électorat depuis le choix, commun à Lionel Jospin et
Jacques Chirac, d’inverser le calendrier électoral.
En plaçant les législatives
juste après la présidentielle, celles-ci ont perdu tout enjeu réel et ne font
que prolonger et amplifier les résultats des présidentielles dans un contexte
d’abstention massive (42,9%) et d’absence de débats de fonds.
Dans les autres
pays européens, l’élection du parlement joue un rôle majeur.  Elle est ici marginalisée au profit de
l’élection présidentielle qui se fait autant sur le choix d’une personnalité
que sur un programme. L’élection a donc logiquement profité au parti du
président élu, le PS, et à ses alliés immédiats.
Pour la gauche de la gauche,
c’est un échec relatif pour le FDG qui ne transforme pas l’essai de la
présidentielle et devrait perdre des députés. C’est un échec absolu pour
l’extrême gauche
dont aucune des composantes ne passe le seuil des 1% à l’image
du score historiquement bat atteint par ses candidats le 24 avril 2012. Dans
l’Hérault, les résultats sont significatifs de cette tendance à la baisse par rapport à la présidentielle.







« Donner
une majorité cohérente au président élu »
, tel est le message martelé
auprès de l’électorat depuis le choix, commun à Lionel Jospin et Jacques
Chirac, d’inverser le calendrier électoral. 

En plaçant les législatives
juste après la présidentielle, celles-ci ont perdu tout enjeu réel et ne font
que prolonger et amplifier les résultats des présidentielles dans un contexte d’abstention
massive (42,9%) et d’absence de débats de fonds. 
Dans les autres pays
européens, l’élection du parlement joue un rôle majeur.  Elle est ici
marginalisée au profit de l’élection présidentielle qui se fait autant sur le
choix d’une personnalité que sur un programme.
L’élection a donc logiquement
profité au parti du président élu, le PS et à ses alliés immédiats.

Pour la
gauche de la gauche, c’est un échec relatif pour le FDG qui ne
transforme pas l’essai de la présidentielle et devrait perdre des députés.
C’est
un échec absolu pour l’extrême gauche dont aucune des composantes
ne passe le seuil des 1% à l’image du score historiquement bat atteint par ses
candidats le 24 avril 2012.
Dans l’Hérault, les résultats sont significatifs de
cette tendance à la baisse par rapport à la présidentielle.

Les
scores des candidat-e-s  que nous soutenions et présentions le 10 juin : 

Première circonscription :
0,67% (avec 1% sur la partie Mtp)  Francis Viguié présentée par le NPA 34, la Gauche
Anticapitaliste, les Alternatifs, soutenue par la FASE Montpellier (la FASE est
membre du FDG) voir ici   

Aux présidentielles,
P. Poutou avait fait  0,90 % sur cette circonscription.  JLM y avait
fait 12,14%, la candidate du FDG y fait 7,14%

Huitième circonscription :
0,53% Sophie Biétrix présentée par le NPA34, la Gauche
Anticapitaliste, les Alternatifs, soutenue par la FASE Montpellier (la FASE
est membre du FDG) voir ici  
               Aux présidentielles, P Poutou avait fait  0,97
% sur cette circonscription. JLM y avait fait 14,02 %, le candidat du FDG
(M Passet) fait 7,76%

Cinquième circonscription :
10%  Myriam Hubert (PG) (remplaçant Serge Azais) présentée par
le Front de Gauche et soutenue par le NPA 34 et la Gauche Anticapitaliste. Voir ici   
                            
Aux présidentielles, JLM
avait fait 15,31% et P Poutou 1,43% sur cette circonscription.

             Neuvième circonscription :
5,85%   Annie-Claude Ottan  (remplaçant
 Pierre Milteau) présentée par le Front de Gauche et soutenue par le NPA
34 et la Gauche Anticapitaliste.  Voir ici 
  
                  Aux présidentielles, JLM avait fait 11,64% et P Poutou 0,98% sur
cette circonscription.

 Même
tendance à la baisse pour la gauche de la gauche par rapport aux présidentielles
dans les autres circonscriptions de l’Hérault.

Les résultats
 catastrophiques du NPA confirment
aussi ce que
la Gauche Anticapitaliste
(son courant unitaire) avance depuis des mois. 

   
Les scores du NPA sont nettement inférieur à ceux de la LCR, non seulement en
2007 et 2003, où ces scores étaient tirés par les bons résultats d’Olivier
Besancenot, mais même par rapport aux scores de la LCR dans les années 90, années
difficiles s’il en est pour les anticapitalistes. 
 

 Le
choix d’isolement choisi fait par la direction nationale du NPA depuis plus d’un
an a accéléré la marginalisation du NPA, quelque soit les orientations
(unitaires ou plus identitaires) des candidat-e-s.
 

Dans une élection
nationale qui prolonge la présidentielle, il est très difficile de
s’affranchir de ce qu’a été cette campagne. 
       

Globalement à quelques exceptions prêts (Plus de 5% pour une candidature NPA-GA
à Clermont-Ferrand), les candidatures du NPA sur un profil unitaire (comme ici
celles de Francis Viguié et Sophie Biétrix)  font guère mieux que celles qui se
situaient dans la continuité de la campagne Poutou sur un profil plus
identitaire.
 Nous n’avions, même avec un profil unitaire et une petite
unité réalisée, comme seul « matelat »  que les moins de 1% de
Poutou sur nos circonscriptions 1 et 8. Dans un cadre de désintérêt général
pour ces élections, nous n’avons pas su ou pu faire entendre notre message. 

 Nous
avions anticipé cet échec
et avions donc, nationalement comme localement,
fait le choix de présenter un nombre limité de candidatures en France,
(une trentaine pour la GA) et en se présentant là où nous avions
eu depuis longtemps une démarche unitaire et où nous avions eu un refus de
discussion de la part du FDG (le plus souvent du PCF).  A l’inverse, la
majorité nationale du NPA a multiplié le nombre de candidatures (avec par
exemple 3 candidatures rajoutées dans l’Hérault par rapport au scénario prudent
qui avait été décidé par l’AG du NPA 34).  Elle se retrouve aujourd’hui
confrontée à un important problème politique.

 
La GA a parallèlement
fait le choix de soutenir le FDG chaque fois que celà a été possible
et a
ainsi pu participer à des campagnes un peu dynamiques.  La majorité
nationale du NPA a fait un choix inverse poussant l’irresponsabilité jusqu’à présenter
une candidature à Hénin-Beaumont. 

Cette
année fut une année difficile.  Fidèles aux promesses du congrès fondateur
du NPA et à ce que le NPA 34 avait fait (rechercher et réaliser l’unité de la
gauche radicale comme aux régionales en Languedoc-Roussillon), nous avons du
subir l’orientation nationale du NPA, hostile à toute unité politique avec le
Front de Gauche. 

Nous
pensons au contraire qu‘il faut un front contre les politiques
d’austérité et en alternative au PS
, un front qui rassemble
anticapitalistes, anti-libéraux, écologistes radicaux, militants du mouvement
social…

Ce front
existe déjà
en partie, c’est le Front de Gauche.
 Si
la non participation du PCF au gouvernement Ayrault est confirmée dans quinze
jours, nous nous prononçons pour que le NPA décide lors de sa conférence  nationale
début juillet, d’entrer au Front de Gauche.  

Dans le cas, où le
NPA confirmerait les choix qui ont conduit à sa marginalisation,  la
Gauche Anticapitaliste, le fera en tant que telle.  

Nous ferons vivre au
sein de ce front les idées du NPA des débuts, un courant anticapitaliste
ouvert, éco-socialiste.

Nous agirons pour construire le Front de Gauche en
poussant à son élargissement et à sa transformation au delà du seul cartel électoral.
 
Voir à ce sujet : communiqué commun
de René Revol (Parti de Gauche) et David Hermet (NPA34-GaucheAnticapitaliste)

 DH

 

Voici ce que nous écrivions avant le premier tour

Sarkozy battu, il faut maintenant sortir
la majorité UMP de l’assemblée. C’est l’affaire du second tour.  Au
premier tour, nous avons le pouvoir de choisir quelle gauche nous voulons ! 

En effet, le Parti Socialiste
annonce peu de mesures en rupture avec la politique de la droite. Son
gouvernement n’entend pas rompre avec les politiques économiques qui ont
conduit  à la crise la plus grave depuis les années 30.

Nous
voulons au contraire une gauche qui ait le courage d’imposer la répartition des
richesses  et de s’attaquer à la dictature des marchés afin de répondre à
l’urgence sociale, une gauche qui réponde à l’urgence écologique sans céder aux
pressions des différents lobbys productivistes.

C’est le
sens du programme que nous proposons aux électrices et aux électeurs dans la 1°
circonscription de l’Hérault avec Francis Viguié et Ilham Bentaleb et dans 8°
circonscription de l’Hérault avec Sophie Bietrix et David Hermet.  Voir notre
programme.

La Gauche Anticapitaliste œuvre au rassemblement de
l’ensemble des forces (FDG, NPA, Alternatifs…) qui se retrouvent sur cette
volonté de rupture avec le libéralisme et le capitalisme,
un rassemblement capable d’encourager les
mobilisations sociales et prêt à offrir une alternative de gauche au PS, à
l’image de ce que nous avions réalisé ici aux régionales. Un rassemblement à
l’image aussi de l’espoir qui est né en Grèce avec la coalition Syriza.

Ce rassemblement
est en bonne voie. C’est le sens du communiqué
de René Revol (Parti de Gauche) et David Hermet (NPA 34, Gauche
Anticapitaliste) Voir ici.

Nous ne pouvons que regretter qu’il n’ait pu se
faire pour les législatives. Malgré nos propositions répétées, la direction du
PCF, n’a pas voulu d’un accord départemental ou régional. Nous avons donc
discuté, circonscriptions par circonscriptions, d’où notre soutien à des
candidates du FDG dans la 5° et 9 ° circonscription, et notre présentation en
commun avec les Alternatifs et avec le soutien de la  FASE Montpellier (la FASE est  membre du Front de Gauche) dans les 1° et 8°
circonscriptions.

 , élu au conseil municipal de
Montpellier, rend compte de son mandat, indiquant ses votes et ses prises de
position (voir ici le compte rendu des conseils municipaux).  Avec sa colistière Anne Rose Levan, s’ils
votent les trop rares bonnes mesures, ils sont souvent les seuls à se
distinguer, à gauche, d’une majorité PS-PCF-MODEM qui vote en bloc. Ils ont
ainsi été les seuls à refuser  la privatisation
(DSP) d’une crèche, à s’opposer à la hausse des tarifs de la TAM, ou encore
lors du dernier conseil municipal à s’opposer au doublement de l’autoroute A9.  C’est cette vision d’une gauche radicale,
unitaire, mais qui ne sacrifie pas son programme et ses convictions dans une
alliance dominée par le PS, que nous défendons sur cette circonscription.
 C’est aussi le sens de la candidature de
Sophie Bietrix sur la 8° circonscription. Nous n’avons pas hésité à soutenir
les candidat-e-s du FDG dans plusieurs circonscriptions. Ce n’était pas
possible sur celle-ci vu les votes, évoqués ci-dessus, du candidat PCF-FDG en
tant qu’élu à la municipalité et à l’agglo de Montpellier. 


Le chemin vers le rassemblement de la gauche de
transformation sociale est compliquée et contradictoire mais, vu la gravité de
la crise économique, les politiques menées par les PS, le danger représenté par
l’extrème droite, il n’y a pas d’alternative. Dès le lendemain des
législatives, si aucune des forces du FDG ne va au gouvernement, nous engagerons les démarches pour intégrer le FDG et agirons pour y construire un pole rouge et vert. Nous poursuivrons ainsi les combats que nous avons mené en tant que NPA 34 depuis trois ans, avec la volonté de continuer à rassembler.  La période ne permet pas le luxe de l’isolement et de la division. 

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