MOBILISATION CONTRE LES SUPPRESSIONS D’EMPLOI A SANOFI MONTPELLIER

500 personnes de Sanofi ont manifesté ce matin à Montpellier.  La  Direction de Sanofi a confirmé à l’occasion du Comité de Groupe du 5 juillet, une nouvelle restructuration qui se soldera par des suppressions de postes alors que : 
- Sanofi a vu son chiffre d’affaires augmenter de 21% en 4 ans 
- Sanofi a vu son résultat net augmenter de 38% en 4 ans 
- Sanofi s’est engagé à augmenter le niveau de versement des dividendes (qui a plus que doublé en 7 ans !) 


2012-07-12_11.30.59.jpg(photo : JCC pour GA34)



Manif à Montpellier jeudi 12 juillet 2012 

Le rassemblement a réuni 500 personnes à l’appel des
syndicats du groupe (Sud-chimie,CFDT, CGT…) sur deux sites qui emploient 1100
salarié-e-s. 

Des militant-e-s des différents partis du Front de Gauche, dont la
Gauche Anticapitaliste, étaient présents en solidarité. 

Sanofi, géant de la pharmacie, (33,4milliards d’euros
de chiffre d’affaire en 2011)
 a annoncé des suppressions d’emploi  qui
concerneraient 1200 à 2000 postes en France, dont 120 à 200 à Montpellier. 

Le
site de Toulouse est également menacé.



Celà alors que

 Sanofi a vu son chiffre d’affaires augmenter de 21% en 4 ans 

 Sanofi a vu son résultat net augmenter de 38% en 4 ans 

 Sanofi
s’est engagé à augmenter le niveau de versement des dividendes (qui a plus que
doublé en 7 ans !) 

Communiqué de SUD CHIMIE PHARMA – Coordination Sanofi

Intolérable, la morgue de la Direction de Sanofi qui confirme à
l’occasion du Comité de Groupe du 5 juillet, une nouvelle restructuration qui
se soldera par des suppressions de postes alors que :
 Sanofi a vu
son chiffre d’affaires augmenter de 21% en 4 ans
 Sanofi a vu son
résultat net augmenter de 38% en 4 ans
 Sanofi s’est engagé à augmenter
le niveau de versement des dividendes (qui a plus que doublé en 7 ans !)

Dans une note aux salariés, le PDG de Sanofi annonce clairement
qu’un nouveau plan social se dessine dans la Recherche et Développement du
groupe.

Depuis 8 ans, c’est la visite médicale du groupe qui a été
saignée à blanc, c’est l’outil industriel qui a été démantelé en grande partie.
Depuis 8 ans pas une seule année sans un PSE !

La rengaine est toujours la même : assurer l’avenir en
« sauvegardant » sa compétitivité. La seule recette connue par la
Direction de Sanofi pour « sauvegarder » la compétitivité, c’est
supprimer des postes, fermer des sites, imposer des plans d’économies
pluriannuels de plusieurs milliards d’euros ….

Alors que dans le même temps, Sanofi profite sans vergogne de la
manne de fonds publics au travers du crédit impôt-recherche.

Alors que dans le même temps Sanofi a procédé à des rachats
d’actions qui se traduisent par des milliards d’euros sacrifiés pour soutenir
de façon artificielle le cours de l’action. Ces milliards qui ne serviront ni à
la recherche, ni à l’emploi, ni à l’investissement ….

SUD CHIMIE PHARMA revendique :
 Une recherche dotée de moyens et guidée
par les besoins en termes de santé publique
 Une production de
médicaments respectueuse de l’environnement et de la sécurité des travailleurs
 L’arrêt
de tous les plans sociaux
 Des mesures qui interdisent aux
multinationales de laminer la vie de milliers travailleurs (salariés et sous
traitants) notamment :
 En refondant la législation concernant le
« licenciement pour motif économique », la justification économique
n’étant quasiment jamais prouvée
 En contrôlant l’octroi des aides
publiques, notamment le crédit impôts-recherches
 En interdisant les
manœuvres spéculatives telles que le rachat d’actions qui détruit concrètement
les ressources de l’entreprise


Communiqué de la Gauche Anticapitaliste sur la vague de licenciements

Conférence sociale : les licenciements n’attendent pas.

Comme annoncée par le nouveau gouvernement, la Conférence sociale des 9 et 10 juillet n’a débouché sur aucune décision concrète. Sous l’auspice du dialogue social, toute une série de négociations ultérieures sont planifiées dans le temps entre « partenaires sociaux » selon la fallacieuse expression consacrée.
Des pistes de travail sont quand même révélatrices d’une volonté politique de ne pas mettre fin à une politique d’austérité qui demande toujours plus de sacrifices aux salariéEs. Ainsi en est-il du « grand moment de rigueur » invoqué par Mme Lebranchu, ministre de la Fonction publique : le gel des rémunérations n’est pas remis en question et la diminution de l’ordre 2,5% du nombre de fonctionnaires dans les ministètres non prioritaires se profilent bien à l’horizon.
De même, si l’annulation de la TVA antisociale voulue par N. Sarkozy est programmée, sous couvert de réforme du financement de la protection sociale, une augmentation de la CSG est à l’ordre du jour. Cette mesure inévitablement ponctionnera le revenu des salariéEs, des chômeurs et des retraitéEs.
C’est inacceptable !
Une avalanche de plans de licenciements, des fermetures d’entreprises sont annoncées dans des délais très rapides, mettant en jeu 75 000 emplois selon des organisations syndicales.
Dès le 12 juillet, la fermeture de PSA Aulnay et la suppression de 3000 emplois pourraient être annoncées.
Renvoyer, dans ces conditions, à une concertation ultérieure sur « la sécurisation de l’emploi » avec un Medef dont les membres sont responsables des licenciements annoncés, pour le gouvernement, c’est se priver de tout possiblité d’agir et laisser faire le patronat, les actionnaires.
Les contrats de génération sont inopérants par rapport à cette situation.
La seule solution politique c’est d’exiger toute la transparence sur la comptabilité des entreprises, de faire voter immédiatement une loi interdisant les licenciements dans les entreprises qui font des profits et leurs filiales.
Bien évidemment, la mobilisation des salariéEs est indispensable pour mettre fin à la toute puissance des patrons en matière d’emploi.
Enfin, pour la Gauche anticapitaliste, il faut une réforme fiscale qui mette à contribution les profits et cesse les cadeaux fiscaux aux plus riches.
Le 11 juillet 2012.

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