Montpellier. Condamné pour refus « qu’on introduise ses empreintes génétiques dans un fichier par but politique parce qu’il a des convictions anarchistes »

Comment la
police a tenté de prélever son ADN à un simple manifestant (Montpellier
journal)

Et comment la justice l’a condamné pour avoir refusé. Au-delà de
la question du fichage à grande échelle de la population, c’est des
lois sécuritaires et de leur usage envers les militants syndicaux, mais
aussi envers les simples manifestants, dont il est question dans cette
affaire.

On est au cœur du mouvement contre la réforme des retraites. Dans la
matinée du 21 octobre 2010, une petite centaine de personnes décide
d’aller « occuper partiellement »
l’agence Pôle emploi de l’avenue de Toulouse à Montpellier.
Discussions, distribution de tracts. La police affirme que des
dégradations ont été commises, ce que contestent les manifestants. Puis
le cortège décide de rejoindre le centre ville en empruntant l’avenue
(2×2 voies). C’est alors que des policiers de la Brigade
anti-criminalité (BAC) interviennent – à coups de matraques affirmeront
certains manifestants – et interpellent cinq personnes. Il est 10h30.
Garde à vue. Motif : « Participation à un attroupement en vue de commettre des dégradations. »

L’article intégral

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