Montpellier. Contre le fichage ADN et la criminalisation du mouvement social, soutien à Giorgos !

C’est aujourd’hui ! Soyons nombreux au procès de notre camarade Giorgos le 22 septembre, au Tribunal Correctionnel de la Place Flotte à Montpellier

L’heure du rassemblement : 13 h 45

Communiqué unitaire de soutien à Giorgos

23 septembre : Arrêté lors de la manif contre la réforme des retraites, l’anar refuse le fichage ADN (Midi Libre)

23 septembre : Arrêté lors de la manif contre la réforme des retraites, l’anar refuse le fichage ADN (Midi Libre)

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Pour rappel : Giorgos a été arrêté suite à une action du collectif interprofessionnel de lutte contre la « réforme » des retraites, de Montpellier au Pôle Emploi le 21 octobre dernier. Son procès le 16 février a été reporté au 22 septembre.

C’est le seul parmi les 5 arrêtés ce jour-là à être poursuivi car il a refusé de donner son ADN. Venez nombreuses et nombreux participer au rassemblement, apporterainsi votre soutien à Giorgos et exprimer le refus de la criminalisation du mouvement social.

Communiqué unitaire de soutien à Giorgos


Contre la répression la solidarité est notre arme
Soutenons Giorgos le 22 Septembre à 13h45
au tribunal correctionnel de Montpellier

Le 21 Octobre 2010, dans le cadre de l’intensification de la lutte
contre la casse des retraites de l’automne dernier, le collectif
interprofessionnel contre la réforme des retraites, a décidé d’occuper
partiellement l’Agence Pôle Emploi de l’avenue de Toulouse à Montpellier.

A cette période, le mouvement se radicalisait et les actions de blocage
de l’économie s’intensifiaient, se généralisant dans tout le pays.
Durant cette même période l’État a décidé de passer à la
contre-offensive. S’appuyant sur les discours de médias qui parlent des
« casseurs » ou qui inventent une autre catégorie de « casseurs »
(celles et ceux qui bloquent), le premier ministre condamne «
l’intimidation, les blocages et la violence » synonyme selon lui de
«négation de la démocratie et du pacte républicain ». Et le porte parole
du gouvernement assure que celui ci « ne laissera pas bloquer le pays
par les piquets de grèves. »

Lors de cette action, des tracts ont été diffusés afin d’informer et de
mobiliser les chômeurs et chômeuses comme les salarié-e-s du Pôle
Emploi. Les discussions ont permis de nouer des contacts. Il a été
décidé par la suite de partir en manifestation sur l’avenue de Toulouse.
Au bout de 5 minutes et après avoir parcouru environ 300 mètres, tout
d’un coup (sans la moindre sommation), au moins deux voitures de la
Police ont fondu sur le cortège. Simultanément, plusieurs policiers de
la brigade anti-criminalité (BAC) ont violemment chargé les
manifestant-e-s distribuant des coups de matraque. Les policiers ont
arrêté et mis en garde à vue 5 personnes au total. Parmi elles, Giorgos,
syndicaliste à la CNT, militant à la Coordination des Groupes
Anarchistes, participant au mouvement social contre la réforme des
retraites, a été arrêté.

Aucune charge n’a été retenue suite à l’action. Les 4 personnes arrêtées
avec Giorgos ont été relâchées sans poursuites. Il en aurait été de même
pour Giorgos s’il avait accepté de se soumettre au prélèvement ADN. Ce «
crime » est passible d’1 an de prison ferme et de 15 000 euros d’amende.
Son opposition au contrôle social, s’est traduite ici par un refus de
fichage génétique. Pour justifier les poursuites les policiers ont
inculpé Giorgos de port d’arme de 6ème catégorie : un « Opinel » lui
servant pour le pique-nique !

En fait ce n’était qu’une arrestation parmi des milliers d’autres
pendant cette période. Depuis des années l’État organise la restriction
de nos libertés et vise celles et ceux qui lui résistent en votant des
lois : la LSQ (Loi sur la Sécurité Quotidienne) – la Loi Perben I – LSI
(Loi sur la Sécurité Intérieure) – la Loi sur la prévention de la
délinquance… et dernièrement la LOPPSI 2. Devant cette surenchère de
lois criminalisant le mouvement social, il est nécessaire de s’organiser
face à la répression et de défendre nos libertés.

Le procès de Giorgos est prévu ce jeudi 22 septembre après-midi au
Tribunal Correctionnel de Montpellier, place Pierre Flotte.

Nous demandons à toutes et à tous de venir à 13h45 le jeudi 22 septembre
soutenir Giorgos pour montrer notre opposition à la criminalisation du
mouvement social et à la surenchère sécuritaire.

Signataires *: AL 34, UD CNT 34, CGA 34, EELV Montpellier, LDH
Montpellier, NPA 34, Solidaires 34, SUD Éducation 34, SUD Étudiants 34

A lire

Le Fnaeg, un danger pour les libertés : il n’y a pas d’ADN “neutre” (Ligue des Droits de l’Homme de Toulon)

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Illustration : 11897‑adn.jpg

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Ensemble 34
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