Montpellier, une ville où on chôme !

Montpellier. Recherche n’importe quel job, désespérément (blog Montpellier, une place au soleil, du Monde)

Lucie Coutant a tout noté. Chaque CV envoyé,
chaque candidature spontanée, chaque fois qu’elle s’est déplacée. Des pages et
des pages qui témoignent de ses échecs en matière de recherche d’emploi. Ce
carnet de bord d’un chômage qui persiste n’a qu’un but : garder une trace de ses
démarches au cas où Pôle emploi douterait de sa bonne volonté et venait à lui
supprimer ses allocations. […]

Pôle emploi n’est qu’un vague partenaire. Son
conseiller, elle ne l’a pas vu depuis mars. Elle aurait bien aimé, mais son
téléphone sonne dans le vide et arriver à l’improviste à l’agence « ne se
fait pas »
, lui a-t-on dit. Elle a déjà été au chômage il y a quelques
années. C’était avant la fusion des Assedic et de l’ANPE. « Je pouvais
l’appeler en cas de problème, il m’aidait bien, me donnait des contact. Je
n’étais pas pote avec lui,
plaisante-t-elle, mais il s’occupait de moi
personnellement. »
Un manque que pallie de manière incomplète la formation
qu’elle suit pour « redéfinir son projet professionnel ». Elle y a glané
quelques tuyaux, quelques adresses mais rien de concret. Tout juste quelques
conseils et un peu de contact humain que le service public de l’emploi n’a plus
le temps, ni les moyens de lui offrir.

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Tiré de Chômeurs 34 (capitalisme‑besoin‑chomage)

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