Nuits des écoles : « Des moyens pour l’école, c’est maintenant ! »

Des parents
d’élèves soutenus par la FCPE 34 ont organisé une nouvelle nuit des écoles ce
19 février pour protester contre les classes surchargées des écoles
montpelliéraines et le manque de personnel. Des problèmes qui ont aussi bien
une responsabilité nationale que locale et qui concernent tous les enfants, les
parents, les personnels de toutes les écoles de France et des écoles de
Montpellier en particulier.




« Tous ensemble contre la
fermeture de classes et l’ouverture de postes ! 32 élèves par classe, ça
suffit ! Si Montpellier est unlimited, nos écoles ne le sont pas ! »

nuitecoles19.jpg

Belle nuit des écoles à Montpellier le 19 février 2013 dans
quatre quartiers de Montpellier :

  • école maternelle Charlie-Chaplin
    (Hôpitaux/Facultés)
  • école élémentaire Spinoza (Les Cévennes)
  • école
    élémentaire Léo-Mallet (Celleneuve)
  • école élémentaire Gambetta
    (Gambetta/Clemenceau)


Des parents d’élèves soutenus par la FCPE 34 ont
organisé cette nouvelle nuit des écoles [1] pour protester contre les classes
surchargées des écoles montpelliéraines et le manque de personnel. Une nuit
militante où, ensemble, parents, enseignants, personnels de mairie ont continué
à défendre l’école publique à l’échelle nationale et locale, dans quatre
établissements de Montpellier. De nombreux enseignants étaient présents ainsi
que des parents d’élèves d’écoles voisines, soutenus par des ATSEM (personnels
de la mairie dans les écoles). Les problèmes rencontrés à l’école qui peuvent
se résoudre à l’échelle gouvernementale (ouverture de classes, retour des
postes spécifiques…) et à l’échelle locale (manque de locaux, manque de
personnel municipal, carte scolaire, besoin d’une politique de l’école à
l’échelle de la ville…), les questions, les sujets abordés lors de ces nuits
des écoles concernent tous les enfants, les parents, les personnels de
toutes les écoles de France et des écoles de Montpellier en particulier.


Afin de populariser le débat, une émission de radio a
été enregistrée en direct dans l’école Chaplin par l’association Oaqadi. Cette
émission sera diffusée sur les ondes de radio Clapas (93.5 MHz FM) le samedi 23
février à 16H. La parole a été donnée aux parents d’élèves de différentes
écoles de Montpellier qui se sont exprimés sur les problèmes des écoles de
Montpellier : classes surchargées, locaux non adaptés, manque de postes
d’enseignants, manque de personnels municipaux… Ont pu également s’exprimer
une enseignante et une représentante de la FCPE34. L’école, sa refondation, les
rythmes scolaires, le rôle des maternelles… les sujets étaient divers et le
débat est loin d’être terminé.

(pour écouter l’émission :
http://www.oaqadi.fr/emissions.html)

Voici, également, ce qu’a répondu, lors de son
interview, Francis Viguié, élu d’opposition Gauche Anticapitaliste au conseil
municipal de Montpellier, présent dans l’école pour apporter son soutien :


sardines.jpgDes classes surchargées

« Depuis 5 ans, les directeurs alertent la mairie
d’un nombre toujours croissant d’élèves, sans qu’aucune solution ne soit
proposée. À Sévigné l’année dernière déjà un CP à 30 élèves. Cette année, ils
sont 32. À Curie, une 11ème classe vient d’ouvrir. Mais elle ne sera pas
suffisante pour absorber les effectifs venus de la maternelle d’à côté, Daudet.
En effet, une semaine avant la rentrée, la mairie a du y ouvrir une 7ème classe
en catastrophe pour y accueillir 18 élèves du quartier qui n’avait pu être
inscrits. Cette classe a été installée dans le dortoir, dortoir qui est à
présent installé chaque jour dans la salle de motricité. Ouvrir une classe très
bien, mais les communs (cour, réfectoire, salle polyvalente, dortoir, BCD, …)
eux restent fait pour des effectifs moindre. De plus, cette ouverture de classe
a fait « chuter » les effectifs à Daudet de 30 à 28 élèves par classe.
Les autres maternelles du quartier (France et Garnier) sont également sous
tension. L’école Comte craint une fermeture de classe. Les parents, enseignants
et ATSEM demandent donc à la mairie de prendre des dispositions efficaces et
satisfaisantes afin de d’offrir aux enfants des conditions d’apprentissage
correctes, avec des classes de 25 élèves au maximum. »

Francis Viguié l’a rappelé au micro de Midi
Libre : «
À Montpellier, la moyenne en primaire est de 30 élèves par classe
alors qu’elle est de 26 au national. Nous sommes en plein développement
démographique, d’où l’importance du service public scolaire.
»


Des écoles vieillissantes

  D’autres questions se posent, liées aux
programmes immobiliers et à l’accueil de nouveaux résidents dans certains
quartiers. « On voit aussi que les vieilles écoles répondent de plus en
plus difficilement aux exigences d’accueil actuelles. Les effectifs nécessitent
deux services à la cantine, les dortoirs sont souvent trop petits. À Sévigné,
la bibliothèque est trop petite pour accueillir une classe de 30 ! »


La suite du mouvement :

La détermination de la FCPE ne faiblit pas : au
dernier CDEN de l’Hérault, l’ouverture de postes n’est pas à la hauteur des besoins.
Pire, toutes les fermetures de classe envisagées par le rectorat sont
maintenues. La mobilisation des parents va donc continuer. La prochaine date
retenue sera le mercredi 13 mars, semaine de la rentrée des vacances d’hiver.
Tous les parents d’élèves de Montpellier, de l’Agglomération, de tout l’Hérault
qui se mobilisent pour l’ouverture et la non fermeture de classes seront
invités à « une grande sardinade » ce jour là.

Notes :

[1] Une première nuit des écoles
a eu lieu fin janvier 2013 : voir ici


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Ensemble 34
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