Plaines du Languedoc : un permis d’explorer pétrole et gaz de schiste !

De Faugères au Nord à Gruissan au Sud et de Olonzac à l’Ouest jusqu’à Marseillan à l’Est, près de 120 communes de l’Hérault et de l’Aude comprenant 300 000 habitants : c’est le territoire du permis exclusif de recherche d’hydrocarbure liquide ou gazeux dit « Plaines du Languedoc », accordé le 2 octobre 2009 à la société suédoise LUNDIN Petroleum. Aucune information sur le sujet n’a été communiquée à la population sur ce permis et les risques encourus. 

Une réunion d’information est prévue : vendredi 2 mars à 19h à la Maison du Peuple de Puisserguier (Hérault)

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Communiqué du collectif « plaines du Languedoc »

Communiqué de presse ‐ 22 février 2012

Connaissez-vous le permis « Plaines du Languedoc » ?

 Réunion publique d’information et de mobilisation le vendredi 2 mars à 19h à la Maison du Peuple de Puisserguier (Hérault)

en présence de : Stéphane Linou, conseiller général de l’Aude Et de Robert Tropéano, sénateur-maire de Saint-Chinian


De Faugères au Nord à Gruissan au Sud et de Olonzac à l’Ouest jusqu’à Marseillan à l’Est, près de 120 communes de l’Hérault et de l’Aude comprenant 300 000 habitants : c’est le territoire du permis exclusif de recherche d’hydrocarbure liquide ou gazeux dit « Plaines du Languedoc », accordé le 2 octobre 2009 à la société suédoise LUNDIN Petroleum. Aucune information sur le sujet n’a été communiquée à la population sur ce permis et les risques encourus.

La nouvelle loi ne nous protège pas

Une mobilisation importante et déterminée contre l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste ayant eu lieu depuis janvier 2011, le gouvernement a été amené à faire voter la loi du 13 juillet 2011, interdisant la fracturation hydraulique, sans que celle ci soit définie clairement ; et obligeant les détenteurs de permis à fournir un rapport.

Notre eau risque d’être contaminée par des adjuvants chimiques

Dans son rapport, LUNDIN dit ne pas pratiquer de fracturation hydraulique mais ne dit pas comment elle compte extraire, si elle trouve, les hydrocarbures ! Or il n’existe, de l’aveu des autorités, des scientifiques et des industriels, aucune autre façon d’exploiter d’éventuelles ressources en énergie fossile si ce n’est en fracturant ou en « stimulant » la roche.

 Quelque soit la technique utilisée, avec l’usage de fluide de forage comprenant des adjuvants chimiques dans des puits qui ne sont jamais étanches à 100 % ‐ principe de précaution oblige, on ne perfore pas un sous‐sol comprenant un réseau de ressources aquifères complexe et fragile.

Constatant les accidents de plus en plus nombreux, aux Etats‐Unis, au Canada et maintenant en Europe, on peut se demander pourquoi en France, l’Etat délivre d’abord des permis dans la plus grande discrétion, puis interdit dans l’urgence la seule technique existante ; et finit par abroger seulement trois permis exclusifs de recherche. 61 sont encore valides, dont celui des « Plaines du Languedoc ».

Nous, qui sommes engagés depuis plus d’un an contre cette gabegie qu’est la prétention d’exploiter des ressources comprises dans la roche mère, appelons à la mobilisation pour obtenir l’abrogation de ces permis, à commencer par celui des Plaines du Languedoc. Sans cette mobilisation, demain, LUNDIN pourrait venir faire un forage dans n’importe quel jardin, vigne, verger, champ ou garrigue !

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