Une centaine de personnes rassemblées à Montpellier pour Chokri Belaid assassiné mercredi matin à Tunis



A l’appel de la section de Montpellier du « Front
Populaire » (Jebhat Chaarbia) Tunisien – auquel appartenait Chokri Belaid,
militant assassiné  à Tunis –  une centaine de personnes se sont rassemblées à Montpellier lundi 11 février.  Compte-rendu, photos et communiqués ci-dessous.





GA34-MtpTunisie11_02_13n11.jpgLa section de Montpellier du « Front
Populaire » (Jebhat Chaarbia) Tunisien — auquel appartenait Chokri Belaid, militant
assassiné  à Tunis avaient appelé à un rassemblement Place de la
Comédie ce lundi 11 février  pour commémorer sa mort et
protester contre les violences qui s’accumulent et menacent la démocratie et
les libertés en Tunisie. Les manifestant-e-s étaient issu-e-s de la communauté tunisienne mais aussi marocaine et algérienne. Etaient aussi présent des membres des différents partis du Front de Gauche   (GA, PG, PCF, FASE..) et du NPA.

GA34-MtpTunisie11_02_13n04.jpgLes oratrices et orateurs ont rappelé le parcours de Chokri Belaid, sa lutte contre la dictature de Ben Ali, les actions qu’il avait mené comme avocat pour la défense des droits de l’homme (y compris ceux de ses adversaires salafistes). Ils et elles ont rappelé que l’assassinat avait eu lieu au lendemain d’une déclaration télévisée contre le parti islamiste au pouvoir Ennahdha. Le ministre de l’intérieur et les milices au service de ce parti ont  été directement mis en cause. La dissolution de ces milices a été réclamée. Les manifestant-e-s 

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ont entonné l’hymne national tunisien et des slogans tels que « Non au fascisme, non à la barbarie ».  

L’un des représentants du Front Populaire a souligné que le peuple tunisien avait besoin de toute la « solidarité du peuple français et de ses organisations démocratiques et révolutionnaires » mais refusait « toute ingérence du gouvernement français » citant notamment les déclarations de Manuel Vals – dont les islamistes tunisiens se sont vite saisis pour assimiler l’opposition de gauche à l’ancienne puissance coloniale. (par correspondant GA34)  





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Le Front Populaire (Tunisie)   Montpellierappelle à
un :

Rassemblement Place de la Comédie

LUNDI 11 Février18 h

En réaction à l’assassinat de notre ami et
camarade Chokri BELAID


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Le Front Populaire Montpellier :

GA34-MtpTunisie11_02_13n01.jpg– Condamne avec fermeté ce crime politique odieux d’autant qu’il ouvre la
voie aux liquidations physiques, tentant ainsi de faire taire toute voie
appelant au respect des droits civiques et démocratiques

– Fait porter l’entière responsabilité de cet assassinat odieux au
gouvernement d’Ennahdha et ses alliés, et plus particulièrement au ministère de
l’intérieur

– Appelle à rechercher activement et arrêter rapidement les auteurs de ce
crime odieux et leurs complices, à les traduire devant la justice, et à faire
la lumière sur les milieux donneurs d’ordre qui sont derrière eux

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– Exige la dissolution des pseudos « comités de protection de la révolution
», milices du parti Ennahdha

– Exige que des poursuites judiciaires soient engagées à l’encontre de
quiconque appelle à la violence politique

– Appelle toutes les forces progressistes et democrates et GA34-MtpTunisie11_02_13n07.jpgtoutes les
composantes de la societe civile a manifester leur soutien

 Non à l’assassinat de la démocratie et des libertés en Tunisie

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Communiqué
de la Gauche anticapitaliste

 

GA34-MtpTunisie11_02_13n06.jpgL’assassinat de Chokri Belaïd a déclenché une onde de choc contre le
gouvernement dirigé par la parti islamiste Ennahda, parti réactionnaire et
bourgeois.

Depuis plusieurs mois, les actes de violence se multipliaient, au début
contre des expositions, des initiatives à caractère culturel, des artistes
empêchés de se produire, puis à l’égard de manifestations, d’explosions
sociales contre la misère, le chômage. Puis ces actes de violence ont été
dirigés contre des partis politiques, des personnalités de l’opposition.

Le 18 octobre dernier, Lotfi Nagdh, coordinateur de Nidaa Tounès, était
lynché à mort à Tataouine.

Le 7 février, Chokri Belaïd, dirigeant du Front populaire était assassiné
devant chez lui.

Il avait, à plusieurs reprises, été menacé sans que le gouvernement
d’Hamadi Jebali ne bouge le petit doigt pour organiser sa protection.

Que ce soit des groupes salafistes ou les milices armées trompeusement
appelées « Ligue de protection de la révolution », ils sont utilisés
par Ennahda pour faire taire la contestation sociale et politique de son
pouvoir.

Ennahda pousse le cynisme jusqu’au point de demander la libération de
personnes soupçonnées d’avoir tué Lotfi Nagdh.

L’exécution de Chokri Belaïd a fait descendre dans les rues de Tunis et de
bien d’autres villes, comme Gafsa, des milliers de jeunes, de femmes et
d’hommes, de travailleurs,  qui en
ont assez d’un pouvoir et d’un parti qui enterrent les acquis démocratiques de
la révolution et les libertés, laissent la violence des milices frapper les
opposants.

L’UGTT et quatre partis d’opposition – le Front populaire, Al-Massar, le
Parti républicain, Nidaa Tounès – appellent à la grève générale du 8 février.

La Gauche anticapitaliste, membre du Front de gauche, soutient cet appel à
la grève générale.

Le
7 février 2013.

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Ensemble 34
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