Sanofi : le maire PS de Toulouse dénonce les « patrons voyous », Montebourg juge le plan inacceptable mais ne prend aucun engagement concret







La mobilisation s’est produit à Sanofi cette semaine à
Montpellier et Toulouse. Alors que le gouvernement reste passif, le maire PS de
Toulouse a dénoncé les patrons de Sanofi (« patrons voyous ») et
s’est prononcé pour une loi afin d’empêcher les licenciements dans les
entreprises qui gagnent de l’argent. Arnaud Montebourg a lui jugé inacceptable
le plan mais sans prendre d’engagement concret

Voir
ci dessous les articles parus dans Midi Libre.  





Le maire de Toulouse qualifie les dirigeants de Sanofi de
« patrons voyous »

Midi
Libre avec AFP, 2O sept 2012

Le
maire PS de Toulouse
a qualifié jeudi les dirigeants de
Sanofi de « patrons voyous »
et a suggéré qu’une loi contre les licenciements
abusifs
porte pour l’exemple le nom du groupe pharmaceutique.

« Il
y a vraiment tout pour considérer réellement » que les dirigeants de Sanofi,
qui a annoncé un projet de réorganisation de la recherche du
laboratoire pharmaceutique
, « se comportent comme des patrons
voyous », a déclaré Pierre Cohen à la presse.

« Je
tiens à le dire, et c’est ce que je dirai (au ministre du Redressement
productif) Arnaud Montebourg, qui doit nous recevoir samedi, et je
demande au gouvernement d’être très intransigeant vis-à-vis de Sanofi« ,
a ajouté le maire.

« Empêcher
les entreprises qui gagnent de l’argent de licencier »

Pierre
Cohen, qui devait recevoir dans la matinée les représentants des salariés du
groupe, a suggéré qu’une loi contre les licenciements abusifs porte le nom du
groupe pharmaceutique afin que cela leur serve de leçon. Une loi portant le nom
de Sanofi pour « empêcher les entreprises qui gagnent de l’argent de
licencier, ça leur ferait une bonne expérience », a-t-il lancé.

120 à
200 postes pourraient être touchés à Montpellier

Selon
les syndicats, la restructuration menace de 1 200 à 2 500 postes dans
l’Hexagone
, tout particulièrement à Toulouse, où la recherche occupe
les 600 salariés du site, et à Montpellier, où elle représente 200 emplois
sur 1 200
. Dans la capitale héraultaise, même si le nombre exact sera connu fin septembre, 120
à 200 postes pourraient être touchés.

« Je
suis très pessimiste », a encore dit le maire. Sur la place du Capitole, la
grande place centrale de Toulouse, quelques dizaines de salariés en
grève avaient commencé à manifester comme ils le font tous les jeudis depuis
l’annonce du projet de restructuration le 5 juillet.

Le
ministre de l’Industrie de l’ère Sarkozy, Christian Estrosi,
avait qualifié en son temps de « patron voyou » l’Américain Molex,
qui avait licencié les 283 salariés de l’usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne)
en 2009, alors que l’usine était jugée rentable.

Les
salariés de Sanofi manifestent

 

300
salariés de Sanofi ont manifesté jeudi à Toulouse et appelé les pouvoirs
publics à la rescousse pour empêcher le groupe de se désengager de la ville et
de Montpellier à seule fin d’augmenter selon eux les dividendes des
actionnaires.

Le
personnel a aussi répondu, dans sa très grande majorité selon les syndicats, à
un appel à la grève d’une journée, le deuxième depuis début juillet, quand ont
été rendues publiques les menaces pesant sur les deux sites du géant
pharmaceutique. Environ 650 emplois sont en jeu à Toulouse, 200 à
Montpellier.

« On
attend beaucoup du gouvernement, qu’il ne nous déçoive pas », a dit Laurent
Millet, du syndicat Sud. Selon Laurent Besson-Imbert, autre adhérent à Sud,
l’Etat dispose de nombreux moyens de pression sur Sanofi, comme la
délivrance des autorisations de mise sur le marché des médicaments. Les
représentants du personnel ont été reçus par le président de la région
Midi-Pyrénées, Martin Malvy, et par le maire de Toulouse, Pierre Cohen.

Aux
deux responsables socialistes, ils ont remis l’analyse d’un cabinet d’expertise
les renforçant selon eux dans leur combat : « Ce sont les économistes qui
le disent, ce ne sont plus seulement les salariés: les motivations de notre
direction sont exclusivement financières », a dit Dominique Junyent, de la
CFDT.

Les salariés
de Toulouse sont mobilisés depuis le 5 juillet et l’annonce par la direction
d’une réflexion sur la réorganisation de Sanofi, notamment dans la recherche.
Il ne fait aucun doute pour le personnel que Sanofi a l’intention de se
désengager de Toulouse, site entièrement dédié à la recherche, et de
Montpellier, où elle représente 200 emplois sur 1 200, pour concentrer cette
activité à Paris et à Lyon.

 

 

Sanofi : le plan
« inacceptable » pour Arnaud Montebourg

Midilibre.fr

21/09/2012,

 

Alors que des emplois seraient menacés sur le site de
Montpellier, les syndicats de Sanofi, reçus vendredi à Bercy par le ministre du
Redressement productif, Arnaud Montebourg
, ont indiqué que le ministre avait qualifié
d' »inacceptable » le plan de restructuration du groupe pharmaceutique,
mais qu’il n’avait pris « aucun engagement concret ».

La restructuration menacerait de 1 200 à 2 500 postes
en France

« Le ministre n’a pris aucun engagement concret,
mais a affirmé que le plan était inacceptable », a dit lors d’une
conférence de presse improvisée devant le ministère, Thierry Bodin,
coordonnateur CGT et l’un des porte-parole de l’intersyndicale CFDT, CGT, CFE-CGC,
SUD et FO
. Le 5 juillet dernier, la direction du groupe français a annoncé
une réflexion sur sa réorganisation, notamment dans la recherche, sans donner
de détails.

Selon les syndicats, la restructuration menacerait de 1 200 à 2 500 postes
en France. Les deux sites de recherche et développement fortement concernés par
ce plan sont ceux de Toulouse, où la recherche occupe les 600 salariés du site,
et de Montpellier, où elle représente 200 emplois sur 1 200.

Partager :
Ensemble 34
Retour haut de page