Quartiers populaires & écologie : une rencontre qui donne envie d’agir
Ce week-end à Montpellier, une rencontre nationale a réuni Les Écologistes et des acteurs et actrices des quartiers populaires. Deux jours de plénières et d’ateliers, co-pilotés par Aïssa Ghalmi (secrétaire national adjoint d’EELV au projet) et Tarek Kawtari (cofondateur du MIB), ont rassemblé près de 200 participant·es en continu. Au-delà du chiffre, l’essentiel est là : faire de la politique à égalité, depuis le local, articuler social et écologie avec celles et ceux qui vivent et agissent dans les quartiers.
Ce qu’on retient
- Une vraie coproduction : le programme a été construit à deux voix, écologistes et mouvements des quartiers, et ça change tout. Les ateliers ont travaillé du concret : municipales, outils d’organisation, rapports de force, alliances utiles (du local à l’Europe, en passant par les QP).
- Des paroles fortes :
- Aminata Niakaté (porte-parole EELV, conseillère de Paris) a pris au sérieux la défiance envers les partis et a mis l’accent sur l’écoute et la preuve par l’action.
- Mohamed Mechmache a rappelé l’évidence stratégique : sans rapport de force, rien n’avance.
- Cyrielle Chatelain (présidente du groupe Les Écologistes) a défendu une méthode : partir du local pour aller au global, d’égal à égal.
- Salah Amokrane (Tactikollectif) a souligné l’urgence de remettre les quartiers au cœur du débat politique.
- Des parcours variés, une même volonté : des élu·es (p. ex. Ali Rabeh, maire de Trappes), des responsables locaux écologistes (Coralie Mantion, Said Bouya, Ali Rahni), des militant·es indépendants… différents chemins d’entrée, une même ambition : peser sur le réel.
Ce que ça change pour Montpellier et la métropole
Les municipales de 2026 se préparent maintenant. Les résultats récents confirment qu’il existe à Montpellier un espace clair pour une écologie sociale exigeante : pouvoir d’achat, logement, services publics de proximité, mobilités accessibles, droit à la ville, démocratie, dignité, lutte contre les discriminations.
Cette rencontre le montre : l’écologie gagne quand elle s’ancre dans les réalités des quartiers et co-construit avec associations, collectifs, clubs sportifs, familles, jeunes, commerçant·es, éducateurs et travailleuses sociales.
Nos lignes d’action à la Gauche Écosocialiste Montpellier
- Partir des besoins réels, pas des étiquettes : loyers et impayés, charges, transports, accès aux soins, alimentaire, équipements jeunesse, emploi et formation, quartier par quartier.
- Relier social et écologie : rénovation thermique sans reste à charge, boucliers locaux (énergie, eau, cantine), sécurité sociale de l’alimentation à l’échelle communale/métropolitaine, transports accessibles et lutte contre l’auto-solitude en périphérie, espaces publics sûrs et animés.
- Instituer l’égalité : conditionner les aides municipales aux grands opérateurs à des contreparties sociales et environnementales vérifiables ; transparence et traçabilité (tableaux de bord publics, indicateurs de réalisation, délais, satisfaction).
- Donner la place aux premiers concernés : reconnaître les expertises d’usage, créer un parlement des quartiers dans tous les quartiers, et un lieu vivant par quartier pour la démocratie locale et l’éducation populaire.
Et maintenant ?
Cette rencontre montpelliéraine prouve qu’une écologie populaire et victorieuse est à portée de main : fière de ses valeurs, ancrée, ouverte aux alliances utiles, focalisée sur des résultats concrets.
Gauche Écosocialiste Montpellier s’y retrouve et propose de continuer le travail avec collectifs, associations et habitant·es qui le souhaitent, sans posture ni exclusive, pour bâtir des majorités locales capables d’améliorer la vie dès 2026, et dès maintenant quand c’est possible.
On s’y met ? À Montpellier et dans toute la métropole, faisons vivre l’écologie sociale avec et par les quartiers.

