Des communs gratuits pour tout·es, un pas vers une société écosocialiste !
Gratuité vs tarification sociale des communs essentiels
La mise en place de la gratuité des transports publics dans la Métropole est une avancée majeure, économiquement, socialement, et écologiquement parlant. C’est le fruit d’un combat de longue date, porté lors de différentes élections et inscrit dans le programme « l’Avenir en Commun ». C’est une réalisation dont nous nous réjouissons.
La gratuité des transports publics n’est pas une mesure anodine. C’est un pas important vers la démocratisation de la mobilité, cruciale pour amorcer la nécessaire transition écologique face au réchauffement climatique.
Face aux critiques de la droite et des néolibéraux, ainsi que des sociaux-libéraux prônant une tarification sociale, nous affirmons que la gratuité n’est pas un mirage. La droite prétend que « rien n’est gratuit », mais rendre un service public gratuit est un choix politique. La question est de savoir si les utilisateurs doivent directement payer le service ou si le service doit être financé par de l’argent public, collecté via l’impôt.
La tarification sociale, de la justice sociale ?
Penser qu’une tarification sociale pour les services publics essentiels équivaut à une justice sociale est un leurre. En effet, c’est toujours aux pauvres ou aux tranches inférieures des classes moyennes de prouver qu’elles ont droit à la tarification sociale ! L’accès au droit exige une démarche, des photocopies et des justificatifs divers, alors qu’il devrait aller de soi. Et quid de celles et ceux qui sont à la limite des tranches ? C’est le fameux « effet de seuil » souvent injuste, qui crée incompréhensions et des divisions délétères au sein de la société. L’extrême-droite et le patronat profitent de ces divisions.
Se pose également un problème spécifique pour les jeunes : les calculs s’appuient souvent sur la situation sociale de leurs parents, sans tenir compte de leur situation réelle ni de leur nécessaire autonomie. Or aujourd’hui, on est « jeune », en études ou en boulots instables de plus en plus longtemps.
Enfin, ce type de redistribution des richesses se fait loin du lieu de création de ces richesses, trop éloignée du travail.
La gratuité doit être financée par l’impôt ou les cotisations sociales
Nous prônons la gratuité d’usage financée par l’impôt (ou des cotisations sociales selon le type de commun) plaçant ainsi la justice sociale au cœur de notre système. Cela nécessite une réforme approfondie de la fiscalité, avec une plus grande contribution des impôts sur les revenus, y compris ceux du capital (https://www.youtube.com/watch?v=dkuhWNfS0I4). Malheureusement, ces dernières années, le capital a été largement exempté de nombreux impôts, au détriment des collectivités et des citoyens. La suppression de la CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises) d’ici à 2024, comme prévu par le projet de loi de finances 2023, représente une régression sociale majeure. Elle s’ajoute à la longue liste des « cadeaux fiscaux » au patronat faits depuis des décennies. Or l’impôt est l’outil majeur d’une vraie redistribution des richesses.
Chacun doit avoir un accès égalitaire au service public, indépendamment de sa situation financière. C’est cela que nous cherchons à construire : une République Sociale et Écologique, avec des communs gratuits!
La gratuité des transports publics est un acquis social et écologique essentiel. Maintenant, mobilisons-nous pour :
- augmenter la dotation « mobilités » de l’État,
- augmenter le financement patronal des trajets domicile-travail,
- développer et améliorer du réseau de transport public, répondant ainsi aux besoins sociaux et aux enjeux écologiques,
- réformer en profondeur la fiscalité pour un véritable partage des richesses au profit du plus grand nombre et du travail
La gratuité des Communs essentiels (eau, énergie, école, santé, mobilité…) n’est pas seulement un droit, c’est un choix de société pour un avenir plus juste et respectueux de l’environnement. Un pas vers un projet écosocialiste !

