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Élections : la proportionnelle, le remède miracle ?

Un de nos camarades du comité d’animation de Gauche Écosocialiste 34, Boris Chenaud, a participé à un débat dans l’émission Dimanche en politique Languedoc-Roussillon diffusée sur France 3 Occitanie LR. Il a débattu face à Aurélien Lopez-Liguori, député RN et Aurélia Troupel, maîtresse de conférences en sciences politiques, sur des sujets cruciaux comme les enseignements des dernières élections législatives, le sens du vote aujourd’hui, et la proportionnelle comme une possible solution pour mieux respecter le vote des Français.

Il a été question du “braquage démocratique” des élections législatives de juin-juillet 2024, permis par la Cinquième République car elle instaure une forme de monarchie présidentielle. La proportionnelle intégrale a été défendue comme un moyen de refléter fidèlement la diversité politique du pays, avec des listes départementales pour assurer un ancrage local. Il a aussi été souligné que le problème est plus ancien, remontant au moins à 2005, lorsque le vote “NON” au référendum sur le TCE a été ignoré (le Traité pour une Constitution pour l’Europe a été rejeté par 54,7 % des voix par référendum en mai 2005 mais tout de même imposé en 2007 via le Traité de Lisbonne), et que la voix de la majorité continue d’être niée aujourd’hui avec les récentes élections.

Dans ce débat également a été dit l’importance de renouer avec les électrices et les électeurs  qui décrochent non pas de la politique mais du vote, notamment les classes populaires et les plus jeunes qui  massivement s’abstiennent. Si la proportionnelle est une solution, elle doit s’accompagner d’une refonte de nos institutions (en particulier via une Sixième République), mais aussi d’autres outils comme les conventions citoyennes (comme par exemple l’expérience d’Est-Ensemble en Île-de-France), et d’une rupture avec la politique professionnelle où de jeunes loups ou louves suivent un parcours, une carrière, de la sortie de l’école à attaché parlementaire pour finir cadre permanent d’un parti ou député, comme le député RN Lopez-Liguori d’ailleurs. Il a enfin été rappelé que si on ne reconquiert pas une grande partie des abstentionnistes, nous courons à la catastrophe.

Voir ce débat en ligne :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/programmes/france-3_occitanie_dimanche-en-politique-languedoc-roussillon

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