Ça pue, ça pollue, ça rend nerveux… et ça tue : Pour en finir avec le modèle centré sur la voiture
Le tout-voiture a longtemps été le symbole de la mobilité urbaine, mais aujourd’hui, il est clair que, sur les plans économiques, sociaux, écologiques et de santé publique, c’est un gros problème au lieu d’être une solution. Les embouteillages, la pollution de l’air, les émissions de gaz à effet de serre et la dépendance aux énergies fossiles font de ce modèle une menace croissante pour la planète, notre santé et nos vies. Il est temps de repenser radicalement la mobilité urbaine.
Développer des alternatives :
Le tout-voiture a contribué à la dégradation de nos villes et de notre qualité de vie. Pour inverser cette tendance, il est impératif de développer des alternatives de mobilité. Les transports doux, tels que la marche et le vélo, doivent être encouragés grâce à des infrastructures dédiées (parkings sécurisés notamment près des gares, pistes cyclables, chemins piétons, trottoirs en bon état) et à des politiques incitatives. Il ne s’agit pas de mettre tout le monde à vélo tout le temps ! Certains trajets, par exemple avec des enfants, des personnes en situation de handicap ou des charges lourdes, pourront toujours être effectués en voiture. Mais une personne seule et en bonne santé devrait pouvoir effectuer ses déplacements de moins de 8 km à vélo. Ces « déplacements doux » non seulement réduisent notre impact environnemental mais sont bons pour notre santé et notre porte-monnaie !
Relocaliser les activités économiques :
La concentration des emplois dans les métropoles et centres-villes a alimenté la demande de déplacements pendulaires, augmentant ainsi le trafic routier. Les mobilités sont le plus souvent contraintes car vivre au centre est trop cher, et beaucoup de gens sont obligés d’habiter loin de leur lieu de travail ! La relocalisation des activités économiques dans les quartiers périphériques et sur l’ensemble du département, combinée à une planification urbaine axée sur la mixité des usages (quartiers où on peut habiter, travailler, avoir des loisirs), va réduire les déplacements quotidiens et favoriser des modes de vie plus respectueux des humains et de la planète.
Arrêter la compétition entre « territoires » :
Le modèle actuel de compétition entre territoires pour attirer les entreprises et les emplois a alimenté l’étalement urbain et a renforcé la dépendance à la voiture. Au lieu de cela, encourageons la coopération entre les territoires. La planification régionale, départementale et la coordination entre les communes doivent favoriser la diminution des besoins en transport, réduisant ainsi la nécessité de longs trajets en voiture.
Localiser la consommation :
La mondialisation a conduit à des chaînes d’approvisionnement longues et complexes, contribuant aux émissions de carbone liées aux transports. En relocalisant la production et en encourageant la consommation de produits locaux, nous pouvons réduire l’empreinte carbone associée aux déplacements de marchandises et développer l’emploi local !
Développer les transports en commun :
Investir massivement dans les transports en commun est essentiel pour réduire la dépendance à la voiture. Des réseaux de transports publics efficaces, abordables et accessibles encouragent les gens à délaisser leur voiture notamment pour faire leurs courses, leur marché.
Mettre en place la gratuité des transports :
La gratuité des transports en commun est une mesure radicale et efficace pour inciter davantage de personnes à moins se servir de leur voiture, surtout dans un contexte d’inflation et de crise économique forte. Cette politique, déjà mise en œuvre avec succès dans certaines villes, contribue non seulement à réduire les embouteillages, mais aussi à faire de la mobilité un commun accessible à tous.
Repenser la mobilité urbaine est un impératif face à la catastrophe écologique en cours, face aux crises sociales. Avec toutes les pistes évoquées ci-dessus, nous pouvons y contribuer. Développer les transports en commun et rendre leur accès gratuit pour tous sont des premières étapes. Arrêter la bétonisation, stopper le projet du LIEN, du COM et de la DEM en sont d’autres.
On continue !

