Défendre la gratuité des communs : une nécessité sociale et écologique
Pourquoi défendre la gratuité ?
La gratuité des communs – qu’il s’agisse des transports, des services publics essentiels ou des ressources naturelles comme l’eau – repose sur des principes essentiels :
- Accès universel aux communs : Rendre les biens et services essentiels gratuits, c’est garantir à toutes et tous un accès équitable, sans distinction de statut social, et sans la peur de la stigmatisation ou de l’exclusion.
- Redistribution des richesses : Un financement juste et solidaire, basé sur les cotisations sociales et un impôt progressif, permet de réduire les inégalités. Ces mécanismes redistributifs incarnent une justice sociale que les tarifications individualisées ne peuvent atteindre.
Contre les solutions néolibérales et individualistes
Nous nous opposons à la logique de la tarification sociale, qui fragmente et stigmatise. Si cette dernière semble séduisante en apparence, elle repose sur une vision individualiste et culpabilisante des besoins sociaux :
- Une stigmatisation des plus pauvres : Beaucoup de personnes qui pourraient bénéficier de ces tarifications ne demandent pas ce à quoi elles ont droit, par méfiance, par honte ou par méconnaissance administrative. Certaines études montrent que près de 30 à 40 % des ayants droit renoncent à ces aides.
- Un modèle injuste : La tarification sociale réduit la solidarité collective à un ensemble de calculs individuels, là où la gratuité des communs repose sur une vision partagée et universelle du bien commun.
Les communs comme réponse aux crises
Les arguments développés dans nos publications restent d’une actualité brûlante face aux crises sociales et écologiques que nous vivons :
- Répondre à l’urgence climatique : La gratuité des transports publics, comme expliqué dans cet article (https://resistons.net/montpellier-gratuite-des-transports-en-commun/), contribue à la diminution de l’usage de la voiture, à la lutte contre la pollution et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
- Repenser nos modèles économiques : Dans un autre article, nous avons démontré qu’il est possible d’en finir avec le modèle centré sur la voiture individuelle, destructeur et source d’inégalités (https://resistons.net/a-la-une/ca-pue-ca-pollue-ca-tue-et-ca-rend-nerveux-pour-en-finir-avec-le-modele-centre-sur-la-voiture/).
- Construire une société écosocialiste : La gratuité des communs, comme l’explique cet article (https://resistons.net/a-la-une/des-communs-gratuits-pour-tout%c2%b7es-un-pas-vers-une-societe-ecosocialiste-gratuite-vs-tarification-social-des-communs-essentiels/), est un pas essentiel vers une société où l’écologie et la solidarité sont au cœur des décisions politiques.
Un combat collectif qui aurait mérité un soutien plus large
Cette campagne, menée par la Gauche Écosocialiste, s’inscrit pleinement dans les aspirations portées par la NUPES, le NFP, l’AEC et LFI. Elle prolonge également les victoires obtenues par des élu·e·s comme René Revol, qui a fait de l’accès aux premiers m³ d’eau gratuits une réalité pour de nombreuses familles.
Si cette campagne avait été portée officiellement au nom de LFI, elle aurait eu un impact encore plus fort. Les liens entre notre revendication et le programme de l’AEC sont évidents, tout comme la pertinence de défendre cette politique en cohérence avec les luttes de terrain et les victoires déjà acquises par nos élu·e·s.
En conclusion
La gratuité des transports publics n’est pas un simple slogan : c’est une revendication qui répond aux crises écologiques, sociales et démocratiques. Elle s’inscrit dans un horizon écosocialiste où les communs sont accessibles à toutes et tous, financés de manière solidaire, et libérés de la logique individualiste des néolibéraux.

