Enseignement supérieur Communiqué des candidats du NPA aux cantonales


Halte à la déstructuration de l’enseignement supérieur et de la recherche dans l’Hérault !

L’excellence c’est le plan social de la recherche !

Extrait : Le projet de Montpellier Université Sud de France est sur le point d’aboutir. Réalisé dans une totale opacité, sous pression et à marche forcée, il aboutira à la création d’un système complexe de structures pilotant la recherche et l’enseignement supérieur à Montpellier. Dans ces structures de moins en moins de représentants des personnels et de plus en plus d’intérêts privés.


Communiqué intégral

Depuis plusieurs années, le gouvernement et l’UMP organisent la déstructuration de la recherche et l’enseignement supérieur en France et son asservissement aux intérêts privés. Aujourd’hui, ils passent à la vitesse supérieure.

Le projet de Montpellier Université Sud de France est sur le point d’aboutir. Réalisé dans une totale opacité, sous pression et à marche forcée, il aboutira à la création d’un système complexe de structures pilotant la recherche et l’enseignement supérieur à Montpellier. Dans ces structures de moins en moins de représentants des personnels et de plus en plus d’intérêts privés.

Il s’agit d’une financiarisation de la recherche et de l’enseignement supérieur (financement spéculatif par une partie du grand emprunt placé en bourse !), de la concentration de moyens financiers dans un contexte de baisse générale des financements vers les quelques thématiques jugées rentables, c’est-à-dire pouvant avoir des retombées à court terme dans les industries pharmaceutiques, aux multinationales de l’eau, etc.

Le PS ne s’oppose pas à cette logique. Pire il y participe : le président de région M. Bourquin menaçait avant Noël de couper les vivres aux chercheurs s’ils ne mettaient du leur dans la réussite de l’Idex [Initiative d’Excellence, projet financé par le Grand Emprunt] !

Dans d’autres centres de recherche de Montpellier (INRA, Cirad, CNRS), l’heure est aux audits dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). Le temps passé aux tâches des fonctions dites supports à la recherche (comptabilité, achats…) est consigné dans des tableaux, qui doivent permettre d’identifier des économies à réaliser, c’est-à-dire « mutualiser » (faire autant mais avec moins de personnes) ou « externaliser » (payer une boîte privée pour faire ce que jusqu’à présent l’institut faisait lui-même).

Derrière ces mots techniques, se préparent des changements de postes ou de régions imposées à des personnes, dont le mal être au travail est de plus en plus palpable. En effet, tout cela se passe toujours dans une totale opacité, en opposant et divisant les personnels avec des méthodes expérimentées à France Télécom !

Nous saluons toutes les organisations syndicales qui aujourd’hui se mobilisent pour informer les agents des universités et des organismes de recherche de Montpellier et qui s’opposent à cette logique d’asservissement de la recherche et de l’enseignement supérieur aux intérêts privés.

Nous rappelons notre attachement à ce que la recherche et l’enseignement supérieur reste dans la sphère strictement publique, avec des financements publics suffisants sans lien avec un quelconque profit espéré à court terme et sans mise en concurrence des territoires et des structures de la recherche et d’enseignement supérieur.

Pour le NPA 34 ses candidats aux élections cantonales

Thomas Balenghien (Montpellier 3)

Sophie Bietrix (Montpellier 5)

Francis Viguié (Montpellier 7)

Boris Chenaud (Ganges)

A lire

Idex, Equipex, Labex, Grand Emprunt, Plan Campus…le tout mixé à la RGPP… la recherche et l’enseignement universitaires sont passés à la moulinette libérale !

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Ensemble 34
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